B-NP Magazine

Vers une industrie compétitive et diversifiée

 

La politique Nationale d’Industrialisation du Burundi (PNIB) et sa stratégie de mise en œuvre visent à combler les lacunes qui handicapent l’émergence économique du pays. Le développement du secteur agro-industrie et manufacturier est parmi les priorités. Le gouvernement, le secteur privé et les partenaires au développement sont invités à conjuguer les efforts pour faire du Burundi une puissance régionale à l’horizon 2027.

Le secteur industriel est peu développé. Sa contribution au PIB avoisine 17,1%  au moment où sa participation dans la création de l’emploi est autour de 2% de la population. Anitha Nshimirimana, directrice générale de l’Industrie indique que les réformes entreprises au cours de ces dernières années, visant à promouvoir le secteur industriel ont fait que l’indice de la production industrielle ait passé de 120,1 en 2011 à 133,1 en 2015. Elle ajoute que ce secteur est peu diversifié et par conséquent affiche un manque de compétitivité manifeste lié à la faible quantité et qualité des produits industriels du Burundi.

Mme Nshimirimana donne un exemple du secteur agro-industrie et du secteur manufacturier. Selon elle, le secteur agro-industriel est dominé par des unités artisanale et semi-artisanal dont leur production manque de certification pour accéder sur le marché régional et international. Ces deux secteurs sont caractérisés par une absence de professionnalisme de leur personnel. Absence d’équipements modernes adaptés au contexte actuel, technologie obsolète, insuffisance de la matière première, manque des investissements dans la recherche et innovation, ainsi que le défi du budget alloué au renforcement des capacités du personnel du secteur de l’agro-industrie et manufacturier.

L’expert Eric Manirakiza évoque la modernisation de l’agriculture (principal pourvoyeur de matière première) et la promotion des chaines de valeur pour faciliter le développement de l’industrie agro-alimentaire. Il souligne que cette politique recommande la régionalisation de l’agriculture. Cela pour exploiter d’une façon rationnelle le potentiel agronomique propre à chaque région.

Développement graduel de la manufacture

La PNIB recommande de commencer par le développement des produits manufacturiers à faible technologie pour passer aux produits manufacturier à haute technologie. Cela pour une seule finalité : faire du Burundi un pays industrialisé. L’expert Seth Gashaka explique que pour réussir, on devra passer par la transformation structurelle de l’économie et la création de nouveaux emplois décents. Et pour y arriver, souligne-t-il, il va falloir mettre à la disposition du gouvernement un outil d’opérationnalisation de la PNIB avec pour objectif d’accroitre la part des produits manufacturés, dans les exportations intra régionales, et faire passer des produits de haute et moyenne technologie dans les exportations des produits manufacturés.

Et Gashaka de conclure : « Dans le cadre du Burundi, il faudrait qu’à l’horizon 2027 il y ait d’une part une industrie évolutive dotée d’une technologie de pointe pour garantir des produits de très bonne qualité. D’autres parts, une industrie diversifiée et compétitive dans la mesure où elle évolue dans un monde concurrentiel ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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