Ngozi : taxi vélo, un gagne-pain 

 

Le revenu quotidien d’un taxi-vélo, petit soit-il, c’est sa gestion qui compte. Les conducteurs de taxi-vélos rencontrés à Ngozi, témoignent à B-NP Magazine.

Il est 11 heures, nos reporters débarquent au centre-ville de Ngozi. Va et vient des taxi-vélos, des motos et klaxons des voitures. Difficile de traverser la route. L’équipe se dirige vers le parking des taxi-vélos. Sur place, elle rencontre Willy Irambona, célibataire, natif du quartier Mivo de Ngozi, exerçant le taxi-vélo depuis une année et demi.

Il nous raconte : « le prix varie en fonction du trajet. La course est de 200 à 1500 BIF ». S’il s’agit des marchandises, il gagne plus. Par exemple, pour  deux sacs de ciment, on lui paye 1000 BIF. Et d’ajouter « par jour, quand j’ai eu beaucoup de clients. Je rentre facilement avec 6000 ou 7000 BIF, sinon, 2500BIF est le minimum».  Toutefois, Willy doit verser 1000 BIF par jour à son   patron. Il se réjouit de son métier. Avec le peu qu’il gagne, il s’est construit une maison.

Philbert  Habimana, est du même avis. Marié et père d’un enfant, il exerce ce métier depuis 6 ans. Il est satisfait. Il parvient à faire vivre sa famille. Par jour, il rentre avec 5000 BIF. « En saison pluvieuse, ce n’est pas simple, je rentre avec 2000 BIF», déplore-t-il.

Pour rappel, 22% des familles burundaises ont un vélo. Ces proportions chutent à 14% dans les villes (ISTEEBU)