B-NP Magazine

Le programme d’éducation devrait tenir compte des besoins du marché

Les entreprises burundaises éprouvent des difficultés à trouver le personnel qui répond mieux aux besoins exprimés lors des recrutements. Cela ressort de l’Etude sur l’Adéquation Formation Emploi de l’Enseignement Supérieur et les Besoins Prospectifs du Secteur Professionnel au Burundi, réalisée par l’Association des Employeurs du Burundi (AEB). Celle-ci relève les défis et les moyens d’adaptation conséquents.

L’étude montre que les profils les plus fréquemment recherchés par les entreprises burundaises sont des diplômés en sciences d’ingénierie et en sciences économiques et de gestion. Sur 375 entreprises enquêtées, 45,1% ont dit qu’elles recrutent le plus souvent des salariés ayant un diplôme en sciences économiques et de gestion, et 42,4% déclarent qu’elles cherchent fréquemment des diplômés en sciences d’ingénierie. Les autres profils sont faiblement recherchés : 11,7% des entreprises enquêtées recrutent fréquemment des Diplômés en Sciences (Chimie, Biologie, sciences de la terre,), 14,9% des diplômés en Médecine/Santé, 15,7% en Droit et 11,5% en Informatique. Les entreprises qui déclarent qu’elles recherchent les profils autres que ceux précédemment cités s’élèvent à moins de 10%. Ces deux premiers profils sont plus sollicités aussi bien en milieu urbain que rural. Que ce soit dans le secteur primaire, secondaire et tertiaire.

Raisons d’absence de profils recherchés

Parmi les entreprises ayant affirmé qu’elles ne trouvent pas facilement de profils recherchés, certaines déclarent qu’ils ne sont pas disponibles. D’autres disent que les candidats au poste ont une qualification insuffisante tandis que d’autres affirment que les candidats manquent d’expérience.

En l’absence de profils souhaités, souligne l’étude, les entreprises burundaises font recours à certaines stratégies: (i) le recrutement du profil proche et organisation de la formation, (ii) Attendre la disponibilité du profil sur le marché et ; (iii) le recours à la main d’œuvre étrangère. Le constat est que les  diplômés d’enseignement supérieur recrutés ont relativement de petites difficultés d’adaptation dans le secteur secondaire comparativement aux autres secteurs.

Ainsi, les contraintes d’adaptation des diplômés d’enseignement supérieur par rapport à leurs tâches sont liées en général à : (i) la formation inadaptée ; (ii) la formation insuffisante ; (iii) difficultés d’utiliser l’outil informatique.

Et pour pallier à ces lacunes d’adaptation des diplômés d’enseignement supérieur recrutés, la majorité d’entreprises burundaises organisent des formations en cours d’emploi, recyclage ou stages.




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