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Café burundais: ce que vous devez savoir

Il est profondément aimé et apprécié dans toutes les régions du monde grâce à sa qualité et sa saveur. Principale source de devises du pays (entre 60 et 85% des recettes d’exportation), il a été classé meilleur par « Alliance for Coffee Excellence », en 2017.

Cependant, la quantité produite annuellement par le Burundi est trop faible pour satisfaire la demande internationale. Exemple: en 2020, le pays n’a collecté que 73.020 tonnes de café cerise. Il a exporté 13.106 tonnes de café transformé, alors que la consommation quotidienne mondiale est de 2,6 milliards de tasses. Soit 936 milliards de tasses par an !

Pour profiter de cette demande, les opérateurs économiques peuvent faire des investissements importants dans cette nation des Grands Lacs d’Afrique à travers la Zone Economique Spéciale (ZES Burundi):

(1) Il leur est possible de développer la culture de café à grande échelle pour augmenter considérablement la quantité à exporter. Le café burundais étant bien connu et réputé. En plus des 60.000 hectares déjà utilisés pour la culture, le gouvernement a commencé à récupérer les terres domaniales mal utilisées. Plus de 3.000 hectares ont déjà été ciblés. Ils doivent être réaffectés pour soutenir des projets de développement. (2) Les investisseurs peuvent établir des unités de transformation du café dans la Zone.

Le Burundi peut également vendre sa production de café au niveau régional. Il est limitrophe avec le Rwanda (plus de 12 millions d’habitants), la RDC (plus de 80 millions d’habitants) et la Tanzanie (plus de 50 millions d’habitants). Ces derniers constituent un grand marché. De plus, la nation est membre de nombreux blocs : la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC): plus de 450 millions de consommateurs.

Les principales variétés de café au Burundi sont Arabica et Robusta. L’arabica est le plus cultivé. Plus aromatique, ses grains sont fins et doux. Robusta a un goût amer. Le caféier d’Arabica préfère des sols en altitude: idéalement entre 777 et plus de 2000 mètres.




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