Burundi – Le mauvais état de la Route Provinciale 108 gène les travaux d’aménagement de la Zone Economique Spéciale

Durant la saison de pluie, elle devient très boueuse, glissante, quelquefois inondée. Le problème gêne le trafic et perturbe les travaux d’aménagement de Warubondo, site destiné à abriter la ZES.

Des camions embourbés, des gens portant leurs vélos sur la tête, … voilà ce que l’on voit quand on emprunte la RP 108 traversant Warubondo et reliant Mutimbuzi (province de Bujumbura) à Kiliba Ondes (RDC).

Les pluies diluviennes qui s’y abattent, ces jours, ont aggravé la situation. Certains véhicules dont ceux transportant du matériau de construction à la Zone Economique peuvent y passer plusieurs jours, en attente de dépannage. Ce qui ralentit les activités. Ir Nicolas Nkunzubumwe y supervise les travaux de construction d’un marché.

« Quand il pleut, même pendant une courte durée, la route devient automatiquement impraticable, et nous sommes bloqués. Pour assurer la bonne continuité des activités, la réhabilitation de la RP 108 est un préalable. Cela permettrait de réussir la phase suivante qui concerne la viabilisation ».   

Le ministre des infrastructures, Déogratias Nsanganiyumwami, est au courant du problème. Dans une conférence de presse, il a indiqué que la réhabilitation de la RP 108 est parmi les priorités de son ministère.

« Cette route est parmi les routes prioritaires compte tenu de l’importance et de la pertinence de la zone économique. Il suffit maintenant d’aller voir exactement quand elle pourra être démarrée. Sinon, elle est déjà programmée parmi les autres routes.»

Avec la Zone Economique Spéciale, considérée comme clé d’industrialisation, et à l’exemple des dragons asiatiques, le Burundi espère booster rapidement son économie, longtemps fragilisée par des crises. Des experts internationaux participent déjà à la mise en place de ce cadre qui va attirer des investisseurs étrangers.

Sur le plan d’investissement, cette nation des Grands-Lacs d’Afrique est presque vierge. Selon EAC Trade and investment report, le flux d’investissements directs étrangers s’évaluait à 15,1 million de dollars seulement, en 2018. Ceci signifie enfin que toute institution internationale souhaitant délocaliser ses filiales ou certaines de ses activités vers le Burundi aurait suffisamment de l’espace.